Notes sur l’hommage à Satie

N. Lygeros




L’hommage à Satie intitulé La douleur de Vincent est une sorte de Lettre au Gréco pour employer les termes de Kazantzakis. C’est une étude sur la Gymnopédie N°1. Nous avons conservé la mesure à trois quatre et la même armature mais choisi l’andante comme tempo (80) plutôt que le lent et douloureux (60). Ensuite nous avons décomposé le motif initial sur la portée de fa afin de l’étendre sur deux mesures à quatre temps. La structure locale de la composition joue sur huit notes (2-3-3) grâce au silence. Ainsi le nombre huit est analysé microlocalement en trois et cinq pour faire apparaître les nombres de Fibonacci (3, 5, 8). Cette tendance est accentuée avec l’ajout d’un motif sur cinq mesures au motif sur trois mesures afin de créer le schéma mental de l’autosimilarité. Dans ce nouveau motif nous observons l’emboitement de deux avec trois sur la portée de sol. Quant à la main gauche, elle joue sur l’alternance de deux accords essentiellement qui sont enrichis vers la fin de la composition à partir de la mesure 37 qui représente le second membre du double motif 3-5 de la seconde partie qui commence à la mesure 33. Quant à la ligne mélodique, elle s’appuie d’une part sur la copie translatée et d’autre part sur la copie symétrique. La cohérence intrinsèque du tout est une abduction pour montrer le substrat de la sensibilité de Vincent et de sa douleur à l’instar de la structure du syndrome d’Asperger qui le caractérise.







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