Les perfections de Vincent

N. Lygeros




« Que veux-tu, je suis si peu excentrique ;
une statue grecque, un paysan de Millet,
un portrait hollandais,
une femme nue de Courbet ou de Degas,
ces perfections calmes et modelées
font bien d’autres choses,
les primitifs comme les Japonais,
me paraissent de l’écriture à la plume. »

Vincent ne tente pas de tromper
son cher copain Bernard,
il lui écrit avec passion
non pas sa vérité
comme certains critiques pouvaient le penser
mais la vérité d’un art
qui n’est pas né pour s’autosatisfaire
comme le prétendent certains
mais par amour de l’humanité.
Vincent n’aime guère l’espace,
il se concentre sur le temps
pour discerner le marbre blanc
mais aussi l’éclat de la perle
afin de percevoir l’essentiel
là où les individus ne regardent
que les détails d’une société.







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