La bruyère pierreuse de Vincent

N. Lygeros




« Hier j’étais au soleil couchant
dans une bruyère pierreuse
où croissent des chênes très petits et tordus,
dans le fond une ruine sur la colline,
et dans le vallon du blé. »

Cela aurait pu être
un simple paysage de Provence
mais il n’en était rien
dans l’esprit de Vincent
qui avait déjà devant lui
sa vision de l’avenir.

« C’était romantique,
on ne peut davantage,
à la Monticelli,
le soleil versait
des rayons très jaunes
sur les buissons et le terrain,
absolument une pluie d’or. »

Malgré ce précieux témoignage
qui montre l’influence
du peintre marseillais
la société a décidé
d’une part de l’oublier
d’autre part d’associer le jaune
à sa maladie sociale.







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