Derrière le fracas

N. Lygeros




« Je vois déjà venir le jour
où j’aurai quelque succès,
et me languirai de ma solitude
et de ma triste existence ici,
quand je voyais le moissonneur en bas,
dans le champ,
à travers les barreaux de ma cellule.
Le malheur est bon à quelque chose.
Pour avoir du succès,
un bien-être durable,
il faut avoir d’autres dispositions que moi ;
jamais je ne ferai ce que j’aurais voulu
et pu et dû faire ! »

La tristesse du propos
n’en cache pas moins sa véracité.
Cette vie qui semblait un cauchemar
c’était une vie unique.
Non par sa qualité mais sa possibilité.
Il n’y avait pas d’autre choix.
Les dés avaient été jetés
dans le néant d’une société
incapable d’accepter la création
d’un être né pour donner
et non pour souffrir.







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