L’aveu du frère

N. Lygeros




« J’ai dû dépenser,
aussitôt la lettre reçue,
presque tout pour des couleurs et des toiles,
et je voudrais bien
qu’il te soit possible
de m’envoyer encore quelque chose
de ces jours-ci. »

Il était impossible
de ne pas dire la vérité.
Le manque était cruel
mais il fallait l’avouer.
Sinon comment vivre
dans le mensonge social ?
Les couleurs et les toiles
étaient nécessaires
à cette création
qui ne pouvait attendre,
au génie humain
qui savait pertinemment
que son temps était compté.
Tel était la raison
de l’aveu du frère.







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