L’aveu de Vincent

N. Lygeros




« Quand on se réveille tôt,
et que l’on n’est pas seul,
que l’on voit un de ses semblables près de soi,
le monde devient tellement plus agréable.
Beaucoup plus agréable que les livres d’édification
et les murs d’église blanchis
dont les pasteurs sont amoureux.»

Cet aveu est tout aussi innocent
que celui du Petit Prince
au sujet du coucher de soleil,
c’est une autre forme,
sans doute plus virile
mais tellement humaine
pour dénoncer les méfaits
de la solitude sociale
qui emprisonne les hommes
dans les geôles de l’oubli.
Vincent veut écouter,
pas même être entendu
comme si c’était le temps des cerises
même si le merle moqueur
était sans cesse absent.







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