Droits civils et politique à Chypre de Kyriakos Kalattas

N. Lygeros




La république de Chypre, état indépendant des Nations Unies a été envahi par la Turquie en 1974. Comme résultat de l'invasion Turque, la population chypriote a été forcée d'abandonner ses demeures ancestrales et continue à être une réfugiée dans son propre pays. En envahissant la République de Chypre, la Turquie en plus d'avoir commis une agression flagrante a aussi violé chacun des droits de l'Homme. Cette violation a été confirmée par la cour européenne des droits de l'Homme.

L'Assemblée générale, le Conseil de sécurité et la Commission des droits de l'Homme des Nations Unies ont demandé dans une série des résolutions la restauration immédiate et totale de tous les droits de l'Homme pour la population chypriote, en particulier ceux des réfugiés.

Malheureusement le plan Annan proposé par les Nations Unies viole les droits fondamentaux de l'Homme. Selon le juge de la cour des droits de l'Homme du Conseil de l'Europe les violations les plus importantes sont :

Il viole le droit des réfugiés de retrouver et de jouir de leurs propriétés.

Il restreint la liberté de mouvement et d'installation, chose qui conduit à la discrimination raciale entre les deux communautés.

Il ne permet pas le recours à des cours internationales.

Il permet la présence de colons illégaux, justifiant ainsi un crime contre l'humanité.

Le plan Annan absout la Turquie de toute responsabilité dans la violation des droits de l'Homme et le remboursement des personnes privées de leurs propriétés et du droit d'en jouir. Ce qui est le plus incompréhensible, c'est que le remboursement est dévolu au gouvernement chypriote i.e. les réfugiés doivent se rembourser eux-mêmes.

D'autre part, l'Association des réfugiés et personnes déplacées de Chypre insiste sur le fait que le plan Annan doit être révisé pour être conforme aux conventions internationnales des droits de l'Homme, aux acquis communautaires de l'Union Européenne et aux jugements de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Madame la Présidente, en conclusion je voudrais répéter l'opinion du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe Monsieur Watter Schwimmer : aucune solution ne doit être trouvée aux dépens des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, ainsi le respect des droit de l'Homme et des libertés fondamentales doit être une part essentielle de la future solution de la réunification de Chypre.

Merci Madame la Présidente







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