Le goût de ma mère

N. Lygeros




Dans mon innocence de jeune fille
je caressais ma jeune mère
sans savoir comme elle était bonne.
Il m’aura fallu vivre la période
de la rondeur des ventres pour comprendre
l’impensable et l’indicible des hommes.
Ma mère était tendre comme l’agneau.
À présent je peux en témoigner
grâce au cadeau du petit père.
Et si je suis encore vivante
bien que déjà morte désormais
je le dois à la tendresse de ma mère.







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