La chambre à louer

N. Lygeros




Ils se retrouvaient dans la chambre à louer
sans savoir combien cela durerait.
Mais cela n’avait aucune importance
puisque le café de Maxence
était ouvert sur le temps
malgré les intempéries de l’instant.
Car dans le coin obscur de la salle
le peintre qui répondait au nom fragile
esquissait déjà l’avenir à l’huile
sans se préoccuper des fleurs du mal.
Ils l’avaient rencontré par hasard
assis sur un banc bien trop grand pour lui
qu’il avait rempli de sa bonté
pour éloigner le néant de la misère.
Aussi à travers la fenêtre de la chambre à louer
ils contemplaient le soleil caché du café.







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