Sur les Grands Jeux

N. Lygeros




- As-tu écouté les dialogues sur les Grands Jeux ?
- De Louis-Nicolas ?
- Oui, de Clérambault...
- Comment faire autrement ?
- Que veux-tu dire ?
- N’est-ce pas le devoir ce tout organiste ?
- C’est possible… Mais tu n’es pas organiste…
- Seulement j’adore la synthèse…
- Alors tu as raison, cette écoute était indispensable.
- Il parvient à recréer l’atmosphère…
- Et l’ambiance…
- De l’église…
- De l’époque…
- Seul…
- Contre tous !
- Contre tout !
- Nous sommes d’accord…
- Seulement sur ce point ?
- D’orgue ? N’est-ce pas suffisant ?
- Je ne le voyais pas de cette manière.
- Il y en a une autre ?
- À travers le son, je vois l’époque et le temps.
- Examine seulement le temps, tu comprendras la mesure.
- Et l’époque ?
- Dans le meilleur des cas, tu n’éprouveras que la nostalgie de l’inconnu.
- La nostalgie de l’inconnu ?
- Cela semble un oxymore, je sais.
- Ce n’est pas le cas ?
- L’humanité n’est pas linéaire…
- La polycyclicité alors ?
- C’est cela même.
- Rien n’est jamais exactement le même.
- Mais tout est semblable.
- Alors la différence, d’où provient-elle ?
- De la capacité à contempler l’espèce humaine.
- À travers la nostalgie de l’inconnu ?
- Non, la mémoire du futur.
- Aussi les Grands Jeux sont temporels.
- C’est leur façon d’être humains.
- Telle est donc la mesure !







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