Transcription de la lettre 12 de R. Fraïssé à N. Lygeros (26/09/1990)

N. Lygeros




mercredi 26/9/90

Nik,

P.S. (Pensée Secrète). Obtus comme je le suis en
psycho, ce matin seulement je réalise que
tu ne m'as jamais téléphoné. Or évidemment
ce n'est pas par avarice. Le timbre de ta voix
suffirait-il à révéler le Secret? (excuse-moi,
je devais ne plus en parler, mais le Mystère
est tellement excitant).
Désordonné comme je le suis, ce matin
seulement j'ai l'idée de fouiller l'enveloppe
qui contenait ton disque, et j'y lis des
informations plus tonifiantes encore
que n'est l'audition de l'hymne à la joie.
Si comme moi tu es "du soir", nous
pourrons peut-être à mon passage à Lyon
discuter sur la ramification dans une
conversation "après lavage de dents" (j'ai
passé l'âge des conversations "après boire")
où l'on peut s'endormir après avoir épuisé
ses arguments, sans crainte de la corvée
du brossage dentaire.
Le nommé MICHELSTAET(ou L)TER ne figure ni
dans mon Larousse ni dans mon Quid.
D'après ce qu'il dit, ce doit être un philosophe
soixante-huitard (ce n'est pas forcément
péjoratif) : éclaircis-moi à son sujet

Ton ami

Roland

 







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