Transcription de la lettre 2 de R. Fraïssé à N. Lygeros (23/04/1990)

N. Lygeros




                                    M. et Mme  Roland FRAISSE
Le Cheverny – 1
Parc de la Cadenelle
122, rue Commandant Rolland
13008 MARSEILLE. Tel. 91 77 02 79                                23 avril 1990

 

Cher Nik Lygeros,

Merci de votre lettre de Barcelone du 17 avril.
Ci joint (1) tiré à part de mon article 1987 :
(2) photo partielle de mon article 1982. Sur le
seul tiré à part qui me reste, je peux vous
faire une photocopie intégrale; mais à mon
avis les § 3, 4, 5 sont obsolètes et nuisent
à la compréhension plutôt qu'ils n'aident.
Faut-il dire Everett-Wheeler, ou Everett De Witt
ou Everett-Wheeler-De Witt ! Il est impossible
de savoir ce qui est dù à chacun d'eux.
Everett s'est retiré sous sa tente et ne
répond à aucune lettre; Wheeler a abandonné
sa foi en la ramification. Beaucoup disent
qu' Everett n'a émis qu'une hypothese faible et
que seul De Witt aurait affirmé que l'espace-temps
se scinde en branches. Tout ce que je puis
dire, c'est que c'est bien cette solution
forte du splitting [à la vitesse de la lumière] qui à mon avis aboutit à une
théorie cohérente et s'accorde même avec
la th. quantique des champs. Du moins la
partie que j'ai comprise, i.e. le formalisme
des créateurs et annihileurs, permettant
d'éliminer les "probabilités négatives"
donc de réhabiliter Klein-Gordon. Je n'ai d'ailleurs
examiné que les cas de champ scalaire, réel
et surtout complexe; c'est déjà rudement dur.
Je suis naturellement interessé par



 

 

 

une possible rencontre avec des physiciens
lyonnais. Jusqu'ici j'ai contacté CARREGA
il y a deux ans et à sa demande j'avais
adressé l'article 1987 à quatre collegues
physiciens lyonnais : cela n'a eu aucun
écho. Esperons que vous réussirez un
meilleur contact.
Pouvez-vous m'adresser un exemplaire
déjà paru de SINGULARITE?
De mon côté je rédige présentement
mon papier dont je vous adresserai au
besoin les extraits déjà lisibles.
A bientôt et sincèrement

R. Fraisse

Si vous voulez une première idée des rapports entre
ramification et formalisme quantique, voyez
directement p 229 de l'article 1987.
A la fonction d'ordre ( ou ) est associé
le quadivecteur *courant-présence de premiere composante
; on ne conserve de Φ que sa
composante de fréquence positive (ce que justement permet
la th quant des champs) de sorte que le flux de ce
quadrivecteur [à travers une hypersurface spatiale] est positif (alors que par exemple [le quadrivecteur donc] le flux
serait nul dans le cas du champ scalaire réel si l'on
prenait ). Au depart l'onde est normée donc
le flux vaut 1. A l'arrivée le flux est en général
diminué (c'est le "poids de la branche vierge" de la proba pour
qu'une transition n'ait eu lieu). Entre les deux hypersurfaces
spatiales, la divergence du quadrivecteur courant-présence est : nulle
en l'absence d'interaction, négative en créatrice d'une branche
impactée en présence d'une interaction. Naturellement le th de Green-Ostrogravsky
assure la conservation des probabilités totales.







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