Haïku arménien

N. Lygeros




H : Pourquoi avoir lu le haïku en arménien ?
I : Car le petit devait parler.
H : Mais la présentation du livre était en grec.
I : Le livre est écrit en français pour les Arméniens.
H : Alors que dois-je comprendre?
I : Qu’il est important d’entendre une langue même si nous ne la comprenons pas.
H : Ne faut-il pas l’écouter ?
I : Cela ne vient que par la suite.
H : Tu voulais leur montrer que nous existons encore?
I : Et malgré tout !
H : Quel âge avait le petit ?
I : Un petit prince sans royaume. Juste ce qu’il fallait pour Louise.
H : Il ne s’est pas trompé, n’est ce pas ?
I : Non, il était parfait.
H : Et ensuite ?
I : Il est revenu avec le livre.
H : Le livre français ?
I : Oui.
H : Mais il ne pouvait le lire !
I : Seulement il savait qu’il parlait de son peuple...
H : C’est donc le même schéma mental.
I : Exactement.
H : Que voulait-il ?
I : Une dédicace.
H : En arménien ?
I : Non, en grec.
H : Trois langues !
I : Pour une même souffrance...







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