L’herbe aux gueux

N. Lygeros




Les condamnés à vivre s’étaient placés le dos au mur.
Ils n’attendaient plus rien du monde des miséreux.
Ils contemplaient le ciel comme l’herbe aux gueux.
Sans espoir pour le lendemain, sans regret pour le passé,
ils s’accrochaient au pas suspendu de la verticalité.
Ils s’arrimaient au mât d’un bateau ivre
afin d’écrire les dernières pages du livre.
Tels étaient les hommes dépourvus d’armure.







free counters


Opus