Les fruits confits

N. Lygeros




Nous étions bien trop sucrés pour les autres.
Ils préféraient l’amertume et le salé.
Aussi ils nous enfermaient dans une pâte,
neutre comme l’indifférence, simple comme l’oubli,
pour mieux trancher notre vie trop douce,
pour nous diviser et nous manger sans gêne.
Dans cet art pour l’art nous étions des fruits confits
alors que nous n’étions que des hommes noyés dans la société.







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