La conscience de l’océan

N. Lygeros




Dans la pièce régnait l’absence.
Pourtant les rôles avaient été distribués.
Le metteur en scène était seul.
Face à lui le néant.
Les acteurs ne cherchaient plus l’auteur.
Le théâtre resterait vide.
A l’instar de ceux de l’antiquité.
Il n’en était pas moins beau.
Et puis c’était plus sincère.
Il n’aurait plus à crier sur la mauvaise troupe.
Car celle-ci n’avait pas compris sa propre valeur.
Les rochers pouvaient être des amers.
Et les îles des presqu’îles.
Mais l’océan serait toujours là.
C’était une nécessité pour les autres.
C’était une condamnation à vivre.
Sinon comment aimer les hommes ?
Et comment souffrir pour les autres ?







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