Les cordes sympathiques

N. Lygeros




L’étrange instrument du fin fond du temps
n’avait que trois cordes pour souffrir
avec l’homme qui le portait depuis toujours.
Le plectre travaillait son corps
et son âme de noyer résonnait
chaque fois que l’homme voulait
offrir son don aux autres.
Mais ce n’était que grâce aux cordes sympathiques
qu’il parvenait à dire l’indicible
et comprendre le sens caché.
Nul besoin de les toucher pour qu’elles chantent,
leur compassion était suffisante.







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