Transcription de la lettre d’Alexandre Carathéodory à Stéphanos Chryssidhys du 19 Novembre 1888

N. Lygeros




                        Samos. Le 19 Nov/1 Déc 88

Mon cher Chryssendy Effendi,
Á tout ce que je vous ai écrit Mercredi
passé j’ajoute ici deux mots pour
la question de la Loi électorale. Il
est bon que cette loi soit admise par
la Porte. Il y a là quatre choses
seulement dont la Porte a à se préoccu-
per. 1° Extension du suffrage à tous
les Samiens (ceci est indispensable.)
2° Abolition des collèges électoraux
et élection directe des députés et des
maires. (Sur ce point j’avais dit
que si la Porte n’y consentait pas


on pourrait s’en passer à la rigueur
bien que je ne vois pas quelles pour-
raient être les objections de la
Porte, et que l’utilité du
système actuel des collèges élec-
toraux soit douteuse.) 3° Élection
de 4 Sénateurs et pas de huit
parmi lesquels le Prince a le
droit de choisir les quatre. (Ce
point devrait être repoussé par
la Porte.) 4° Adjonction d’un
député pour les quatre grands
bourgs, de manière que désormais
Vathy, Carlorassi, Mityléni, Mara-
thocampo soient représentés chacun par


trois députés et pas par deux
(Ce point est très utile et vous
recommanderez son adoption.)
Je regrette que rien ne nous
arrive concernant l’affaire de
Marathocampo. Il n’y a pas de
doute que de Consple [=Constantinople] les amis
des délégués excitent à des mouve-
ments. C’est pourquoi il serait
urgent réellement que la Porte
mît fin d’une façon ou d’autre
à cette incertitude.

                    Tout à vous
                    Al Carathéodory







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