Les trente baisers du soleil


de N. Lygeros


Illustré
de trente Dessins et Bijoux
de Sini Anastasiadi


Edition spéciale de collection
Tirage limité à 50 ex.
cousus main, numérotés
et signés de l'auteur

ISBN 960-6653-06-4
(c) 2006 Ed. Spanidis
16x29 cm, 30 pages, 50 €

Contact info@lygeros.org


Couverture : (c) Sini Anastasiadi

 

Dossier de presse : Les trente baisers du soleil

Quand l’auteur écrit les Trente Baisers du Soleil, il n’écrit pas seulement un roman conventionnel ou un recueil poétique de nouvelles, il écrit un opéra visuel où la peinture prend la place de la musique. Le livre n’est pas un rapport secret sur la première révolution mais un récit d’une des résurrections du peuple. Comme il ne comporte que trente pages d’un journal oublié, nous ne devons pas le voir sans l’esprit de Kafka ou la structure de Kundera. C’est le livre de la légende de l’essence de l’histoire. Il n’y a pas de dates, seulement des jours. Il n’y a pas d’hommes célèbres, seulement des héros. Il n’y a pas de personnages anonymes, seulement des hommes. C’est l’histoire d’un oubli attendu. C’est la mémoire d’un sacrifice inconnu. Ce sont les traces d’une vision. Chaque personnage du livre est un morceau d’un peuple inexistant à qui nous devons notre liberté de penser.

L’auteur combine les scènes amoureuses avec les scènes de combat sans séparer le désir de la passion. Les hommes de l’œuvre, condamnés à vivre, se battent contre le hasard pour écrire leur destin. Chacun d’entre eux, seul au milieu du désert de la foule, voit ce que tous regardent, le mythe de l’histoire, et chacun avec les autres vit l’histoire du mythe. Nous vivons avec eux la force de la guerre et de l’amour quand chaque instant est un morceau d’immortalité. Le style épique devient tendre mouvement dans la nuit de la barbarie. Les monstres résistent aux bêtes pour que l’homme ne soit pas perdu. Le voleur représente le schéma mental de Prométhée. Il n’y a pas de droits que nous ne revendiquions. Nous devons les voler à l’envahisseur. Les fantômes de la lutte appartiennent au passé mais pas seulement. Ce sont les ruines d’un autre combat. Combien de défaites pour une victoire, combien de sacrifices pour une vie, combien de morts pour une vision.

Si l’auteur se concentre sur la première révolution, ce n’est pas seulement pour le sacrifice, mais aussi pour son œuvre. Les combattants d’alors savaient avant de mener les premiers combats quelle serait leur fin. Ils savaient que la résistance était prématurée. Ils savaient pourtant qu’elle devait avoir lieu non pour vaincre mais pour perdre, non pour être glorifiés mais pour être oubliés. Il n’y avait pas d’autre moyen pour sauver la légende, il n’y avait pas d’autre voie pour les condamnés car sans crucifixion il n’y aurait pas de résurrection.

Le livre se présente comme un livre fermé et même apocryphe. Il est pourtant une structure ouverte dans laquelle le lecteur peut créer sa mémoire en rejouant non seulement son rôle mais toute l’œuvre de l’histoire. C’est la seule façon pour la mémoire de vivre dans l’oubli et hors du temps.