Les vertus du corps humain

N. Lygeros


Avant la Renaissance,
l’homme n’était qu’un corps,
et ce corps qu’un lambeau d’âme.
Mais les maîtres en décidèrent autrement.
Ils recherchèrent l’éclat du beau
à travers les courbures humaines
et la vérité dans la profondeur d’une anatomie
qui n’avait pu s’exprimer librement dans le temps.
Aussi, lorsque Leonardo s’empara des pinceaux,
il n’hésita aucunement à laisser libre cours
à sa pensée sur la nature humaine
à travers les vertus de son corps.