Transcription des notes d’A. Carathéodory sur la vision musulmane des rebelles et des droits imposés au commerce

N. Lygeros


8. Des rebelles. Tout Musulman rebelle
à l’autorité légitime est digne de mort.
... Cependant la défaite des rebelles
doit arrêter le bras du vainqueur.
... On n’a le droit de traiter sévèrement les
vaincus, de faire main basse sur eux et
sur leurs blessés et de poursuivre à outrance
les fuyards, que lorsqu’on a la certitude
de l’existence d’un foyer d’insurrection,
alors, l’humanité, cédant au bien public
on doit tout sacrifier pour prévenir les
suites d’un nouveau ralliement.



9. Des droits imposés sur le commerce
Tous les articles de commerce sont soumis
à un droit. Il doit être d’1/40e pour les
Musulmans, d’1/20e pour les sujets
tributaires d’1/10e pour les étrangers
c-à-d. pour ceux qui appartiennent
à des nations chez lesquelles les Mu-
sulmans ne font aucun commerce
quant aux autres, il est juste de
traiter leurs commerçan[t]s, comme
elles traitent les commerçants Musul-
mans chez elles. Si les droits qu’
elles perçoivent sont moins forts, ou
si elles n’en perçoivent pas des Musul-
mans, on doit en user de même à leur
égard ; si elles leur imposent au
contraire des charges exorbitantes,
même si elles se livrent contre eux
à des exactions, à des violences, on
aurait tort de suivre leur exemple ;
le fidèle ne doit jamais imiter l’in-
fidèle en fait de rigueurs et d’injus-
tices, ni lui céder en vertu, ni en
générosité; Mais la marchan-
dise doit payer chaque année le



même droit tant qu’elle reste
entre les mains du marchand.
En cas de litige sur l’expiration
de l’année, sur la nature ou la
qualité de la marchandise etc.
on doit s’en rapporter à la parole,
confirmée par serment, du com-
merçant même, soit Musulman
soit tributaire ; mais
l’étranger est tenu de fournir
des preuves juridiques.