
L’article de
Constantin Carathéodory intitulé Sur la représentation
conforme des polygones convexes est paru dans les Annales de la
Société scientifique de Bruxelles, Tome XXXVII, Seconde partie,
p.1 à 10, en 1913. Son but comme le décrit Constantin
Carathéodory dans la première page, c’est de démontrer le
théorème suivant.
Théorème
Les (n+2) premiers coefficients a 0,
a 1 ≠ 0, a 2, ..., a n + 1
d’une série de puissances
étant
donnés, on peut toujours déterminer les coefficients suivants
a n + 2, a n + 3, ... de
façon que l’élément de fonction analytique,
considéré à l’intérieur de son cercle de convergence,
livre la représentation conforme d’un polygone convexe sur ce cercle.
La
détermination de ces coefficients est unique si l’on exige que le
polygone en question ait n côtés au plus (n
étant le même nombre entier que plus haut.)
Dans le second point de
l’article, l’auteur met en évidence que 2 n + 4
constantes réelles déterminent un polygone à n
côtés.
Ensuite, il redémontre le
résultat de Study sur la représentation conforme d’une figure
convexe sur un cercle publié dans le livre : Konforme
Abbildungen einfach zusammen hängender Bereiche (Leipzig, Teubner
1912) et il en donne une reformulation.
Théorème :
La condition nécessaire et suffisante pour qu’une fonction analytique f (z)
livre la représentation conforme d’un domaine convexe quelconque sur le
cercle
, est qu’à l’intérieur de ce cercle la fonction
soit
régulière, qu’elle y ait en outre une partie réelle
positive et que f’ (0) ne soit pas nul.
Puis,
grâce à un argument sur les angles du polygone convexe
considéré :
et la relation
élémentaire
, il exploite la formule de Christoffel et de Schwarz

pour obtenir :
.
Aussi à
partir de
, il calcule les n premiers coefficients de la
série 
et trouve :

Il
montre ensuite que le problème initial revient à
déterminer n constantes réelles, n constantes
complexes avec des contraintes et ce système d’équation n’admet
qu’une solution unique. Quant à la détermination des constantes,
il l’obtient grâce à une remarque due à Toeplitz et les travaux
que l’auteur a effectués avec Féjer.
Enfin l’itération de ce type de
procédé permet à Constantin Carathéodory de mettre
en exergue une notion introduite par Study à savoir la « borne de
convexité » i.e. Rundungsschranke en allemand.